16/10/2017

A l'occasion des Journées Francophones de Radiologie (JFR), les résultats de l'étude Cemka-Eval, réalisée pour le compte du Snitem, ont fait l'objet d'une communication.

 

Depuis plus de dix ans, ISA Imagerie Santé Avenir attire l’attention des pouvoirs publics sur la situation alarmante créée par le déficit en matière d’appareils d’IRM installés en France par rapport aux besoins.
Les conséquences de cette situation ont été mises en évidence à travers différentes études. Parmi ces travaux, une approche a consisté à déterminer les délais d’obtention des examens IRM à travers la simulation de la situation concrète d’un patient disposant d’une ordonnance dans un contexte urgent relevant d’une pathologie cancérologique. Le délai d’accès aux examens recommandés pour l’orientation diagnostique et thérapeutique des patients en cancérologie est, à l’évidence, un critère de qualité de l’offre de soins de santé et cet indicateur figure depuis plusieurs années dans la plupart des plans gouvernementaux.
Cette enquête sur les délais est réalisée systématiquement depuis 2003 sur l’ensemble des services ou cabinets de radiologie disposant d’une IRM. Entre le 1er janvier 2003 et le 1er janvier 2016, le parc d’équipements IRM soumis à autorisation a augmenté pour passer d’environ 230 appareils à 853 appareils installés en France Métropolitaine (hors équipements de recherche, militaires, vétérinaires, etc.).

Pour autant le délai d’attente moyen pour un examen IRM en cancérologie en France métropolitaine s’était stabilisé autour de 30 jours en moyenne en France métropolitaine ces dernières années. Ce délai restait, globalement, bien supérieur aux objectifs fixés dans les différents Plans Nationaux. On peut rappeler que le Plan Cancer 2014-2019 préconise ainsi une optimisation de l’utilisation et une adaptation du parc d’IRM, nécessaires pour réduire à un maximum de 20 jours le délai moyen d’accès à une IRM.