12/10/2018

A l'occasion des Journées Francophones de Radiologie (JFR), les résultats de l'étude Cemka, réalisée pour le compte du Snitem, font l'objet d'une communication.

Extraits

Au total, 54 IRM à visée clinique ont été installées cours de l’année 2017 en France métropolitaine (quelle que soit la puissance de ces équipements ou leur spécialisation hors équipements de recherche, vétérinaires, hors Monaco et DOM-TOM). Les taux d’équipements résultant de ces installations dépassent désormais 16 machines par million d’habitants dans 4 régions françaises : l’Ile de France (17,3), le Grand Est (16,6), le Centre Val de Loire (17,0) et les Hauts de France (16,3). Inversement trois régions se situent à un niveau inférieur à 13 machine par million d’habitants : Occitanie (12,6), Bretagne (12,9), et surtout Pays de la Loire (10,4).

Le délai d’attente pour la réalisation d’un examen prescrit en cancérologie reste cette année encore très élevé. Il est estimé en 2018 à 32,3 jours soit à un niveau proche de celui observé les années précédentes. La situation sur le plan des délais d’obtention des rendez-vous IRM reste donc à un niveau qui dépasse de près de 15 jours l’objectif du Plan Cancer 2014-2019 (délai espéré de 20 jours maximum) et plus encore de l’objectif fixé dans le Plan Cancer précédent 2003-2007 (délai espéré de 15 jours).

Comme au cours des années précédentes on peut estimer que l’adaptation du rythme des installations d’équipement à l’augmentation des besoins est une des conditions essentielles d’une réduction des délais d’attente pour les examens, s’il ne s’agit sans doute pas du seul levier possible.

Les effets de la démographie médicale, de la répartition géographique des équipes et des équipements (qui conduisent certains patients à parcourir des distances parfois importantes pour assurer leur prise en charge) ou les conditions d’utilisation des équipements (plages horaires, types d’examens réalisés) contribuent probablement également à expliquer les délais observés.