Paris, le 09 juin 2026 – Dispositifs médicaux : identifier l’impact organisationnel pour mieux décider
Le Snitem et l’Apidim présentent une étude inédite, réalisée par l’École des Mines de Paris et la Haute École d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), qui démontre qu’il est possible d’identifier les impacts des dispositifs médicaux sur l’organisation des soins. Présentée le 8 juin à la Haute Autorité de Santé (HAS), elle entend faciliter la prise en compte de ces impacts dans la décision publique, aux côtés des critères cliniques et économiques.
Changer de regard sur la valeur d’une technologie
Un dispositif médical ne se résume pas à son efficacité clinique. Un implant, un consommable ou une application de santé numérique modifie aussi, et parfois profondément, la façon dont les soins sont organisés : durée d’hospitalisation, temps soignant mobilisé, nombre de patients pris en charge, sécurité et accès aux soins sur le territoire.
Or, ces effets « organisationnels » restent aujourd’hui largement absents des décisions publiques — notamment des avis de la Haute Autorité de santé (HAS) et des décisions de remboursement —, faute de méthode reconnue pour les évaluer. La cartographie HAS des impacts organisationnels donne un cadre d’analyse mais ne décrit pas la manière dont il doit être opérationnalisé. Le but de cette étude de faisabilité est de contribuer à cette opérationnalisation concrète.
« Cette étude démontre qu’il est possible d’identifier des bénéfices longtemps restés invisibles : du temps soignant rendu aux patients, des hospitalisations évitées, des parcours de soins fluidifiés. L’impact organisationnel doit désormais devenir un critère structurant de l’évaluation des technologies médicales. »
Laurence Comte-Arassus, Présidente du Snitem
