Paris, le 26 mai 2026 – TRIBUNE : Substitution des dispositifs médicaux : ne confondons pas simplification et sécurité, par Laurence Comte-Arassus

La substitution à l’officine d’un dispositif médical à un autre n’a rien d’un acte anodin. Contrairement au médicament où il s’agit de substituer une substance active identique à une autre (médicament générique versus princeps), la notion d’un dispositif médical (DM) générique d’un autre dispositif médical n’existe pas. Chaque DM a ses fonctionnalités et matériaux spécifiques et doit précisément être adapté au patient ou à la personne en situation de handicap pour lequel son professionnel de santé l’a prescrit.
Présenter la substitution des dispositifs médicaux (DM) comme une avancée pour notre système de santé relève d’une vision réductrice, qui fait abstraction des réalités cliniques, techniques et humaines des soins. Derrière une apparente simplification, c’est en réalité la sécurité des patients et la qualité des prises en charge qui risquent d’être fragilisées.
